JEMA 2026 : cuisson four chaînette
Pour ces JEMA 2026, l‘association Terres d’Echange a proposé au musée de la céramique de Ger, l’organisation d’une cuisson au four chaînette. Le but étant de répondre aux questions des visiteurs pour leur faire découvrir l’art et la manière d’arriver à une température autour de 1240°C pour obtenir des céramiques avec des émaux magnifiques et parfois inattendus.
Pour réaliser une cuisson au four à bois, il faut passer par plusieurs étapes : le fendage du bois, la préparation des céramiques, l’enfournement, la fermeture de la porte, le bassinage , la cuisson, le défournement, l’observation des pièces avec leur lot de surprises, le nettoyage du four et le rangement de l’espace.
La plupart des céramiques étaient émaillées et le bois sec en quantité suffisante avait été apporté. Il fallut fendre en deux chacun des morceaux de bois dans le sens de la longueur pour avoir des baguettes fines de un mètre à insérer dans l’alandier.
L’enfournement est une étape cruciale. Il faut penser au parcours de la flamme dans le four. La flamme n’a qu’une envie : sortir de la chambre par le chemin le plus court pour s’échapper par la cheminée le plus rapidement possible comme si elle avait le feu au derrière !
Pour éviter cela le placement des pièces est primordial. Il obligera la flamme à faire des contours, à lécher les pièces à certains endroits, à en oublier d’autres suivant la nature de la pièce, à frotter son dos contre la voûte pour doucher les céramiques qui ne demandent qu’à rougir de plaisir pour faire apparaître leurs émaux lors du refroidissement.
Ensuite la flamme pourra s’enfuir dans le conduit de la cheminée pour apparaître fulgurante dans le ciel pour le plus grand plaisir des cuiseurs et des spectateurs.
Galerie Photos
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(les photos sont présentées dans leur format complet)
Dimanche matin vers 8h après avoir retiré la protection de la cheminée, Aurélie eut droit au premier rôle : craquer l’allumette pour une journée flamboyante. Chaque personne trouva un rôle à tenir : couper des grosses allumettes, donner à manger à l’alandier, regarder les pioupious, ouvrir et fermer la gueule de l’alandier, donner des conseils, faire des photos, colmater les fissures de la porte de la chambre pour que la flamme ne prenne pas froid, et papoter un p’tit peu et pas trop fort pour pouvoir écouter le ronronnement du four et deviner le plaisir de la flamme dans la chambre.
A 1236°C au pyromètre nous arrêtâmes la cuisson; l’objectif était atteint.
Le mercredi suivant nous nous sommes retrouvés pour le défournement.
La porte fût démontée brique après brique, rangée après rangée et bien rangée sur les étagères, prête pour la prochaine cuisson. Nous apercevions les pièces au fur et à mesure du démontage. Chacun avait hâte de découvrir ses pièces. Après avoir été toutes déposées sur un plateau dans l’herbe, les commentaires allaient bon train, les pièces passaient de main en main, les avis se partageaient et de belles pièces se pavanaient en montrant leurs magnifiques émaux ou effets.
Comme le montre la dernière photo, maintenant il va falloir nettoyer le four pour la prochaine cuisson qui sera, nous n’en doutons pas, encore plus belle.